|
CHAPITRE II
À la fin des répétitions, Hiroshi demanda à Suguru de l'attendre : peut-être voulait-il voir la maison avant de résilier son bail ? Ainsi, ils se rendirent à Kichijôji, un quartier de la ville de Musashino, dans la banlieue de Tokyo. Le guitariste franchit un portique en bois et rangea sa moto dans l'allée. Fujisaki descendit et enleva son casque en détaillant l'imposante bâtisse.
Déjà l'extérieur ne paye pas de mine… songea-t-il en retirant ses chaussures à l'intérieur de la demeure, un léger frisson lui parcourant l'échine.
« La salle de bains : je compte casser la baignoire et en remettre une plus grande et électrique, refaire la cabine de douche et rafraîchir les murs. Ça, ce sera ma priorité. Ensuite… Le salon. Il faut imaginer, commença Hiroshi en ouvrant les volets. D'abord, il faut enlever la tapisserie. Au mieux, on repeint, sinon… on enduit, ponce, repeint et le salon a une nouvelle jeunesse. Regarde cette luminosité ! »
Ce que Suguru voyait c'étaient des murs sales, des boiseries rongées par les mites, en face de lui une porte-fenêtre dont les feuilles de riz des shôjis étaient éventrées et un parquet terne. Quant à la luminosité… 19 heures n'était pas le meilleur moment de la journée pour en juger.
« … et après on pourra refaire le parquet ou installer des tatamis. Viens je te montre la cuisine. »
Nakano le guida vers une cuisine américaine :
« Nous allons aussi rafraîchir les murs et je voudrais m'équiper d'appareils plus modernes. »
Avant que Suguru n'ouvre la bouche, il suivit le guide qui lui montra une pièce présentée comme la future salle de musique, les toilettes et de petites pièces qui pourraient devenir des dressings ou des bureaux. Ils retournèrent dans le salon et montèrent à l'étage :
« Voilà les trois chambres, tu pourras choisir la tienne. »
Suguru venait de visiter les trois pièces quand une ampoule sauta.
« Vous pensez qu'en un mois tout sera fini ?
- Non. Mais la cuisine et la salle de bains, oui. J'ai déjà pris les rendez-vous. Après… Nous ferons au fur et à mesure et qui sait, peut-être pendrons-nous notre crémaillère avant la fin de l'année. L'électricité n'est pas aux normes mais c'est prévu dans le budget. À propos de toutes ces dépenses ; peintures, électricien, plombier, nouveau matériel, tout est à ma charge. Tu… tu n'as pas changé d'avis ? »
Fujisaki s'appuya contre la balustrade qui surplombait le salon et laissa son regard errer plus bas.
La tâche s'avérait titanesque mais il avait cru percevoir du désespoir dans la voix de son collègue. L'abandonner maintenant aurait été cruel. Tant pis, il était prêt à renoncer à son confort pour… pour ça.
« Bien sûr que non je n'ai pas change d'avis. Comment vont s'organiser les travaux ?
- Je les ai listés par pièce. Nous viendrons le soir en semaine tous les deux et le week-end, des amis nous aideront.
- Marché conclu ! »
Le propriétaire referma la maison et proposa un dîner en ville.
« À moins que tu n’aies d'autre choses à faire ?
- Non, répondit hâtivement Suguru. C'est avec plaisir ! »
Ils roulèrent donc jusqu'à Tokyo et, après une courte promenade dans Shibuya, ils choisirent un petit restaurant traditionnel caché par un sex-shop et une discothèque.
« Un de mes amis travaille ici, dit Nakano en indiquant le néon du sex-shop. Il a touché un petit héritage et a ouvert la boutique. S'il n'était pas très doué en cours il se débrouille pas mal en affaires.
- Oh, vous étiez ensemble au lycée ?
- Oui et non. Il a trois ans de plus que moi, c'est avec mon frère qu'il était en classe mais je l'ai toujours connu, aussi loin que je m'en rappelle. Tu le rencontreras ce week-end. Ainsi que mon frère et Sakura, une autre amie de lycée à Shuichi et moi.
- Ah… monsieur Shindo vient samedi ? Il sait donc faire autre chose que casser des objets de ses mains ?
- Fujisaki… Je peux te poser une question indiscrète ?
- Bien sûr, je ne suis pas obligé d'y répondre en revanche. »
Le guitariste dissimula un mince sourire et, tout en servant le thé, il demanda de quoi retournait vraiment cette histoire du claviériste qui avait des vues sur Yuki.
« Et vous, qu'en pensez-vous, monsieur Nakano ?
- Je crois que Shuichi a mal compris ce que tu as dû lui dire. Pourtant cette histoire dure et l'atmosphère dans le groupe en pâtit.
- Et bien… J'apprécie énormément les romans de monsieur Eiri. Ils sont très bien écrits, intelligents et assez profonds. Un soir nous sommes sortis à l'opéra, seulement nous deux car vous pensez bien que monsieur Shindo y mourrait d'ennui d'autant qu' il est tellement… bruyant qu'il gênerait les autres spectateurs. Monsieur Eiri m'a proposé un verre chez lui mais de façon très gentleman car nous souhaitions poursuivre notre discussion sur les symboles de son dernier roman. Une chose entraînant l'autre, il en est venu à me taquiner sur le fait que j'essayais de le séduire. Je n'ai pas hésité à le moucher en lui disant que j'avouais, j'avais les mêmes goûts en matière de garçons que monsieur Seguchi. Monsieur Shindo est arrivé à ce moment-là, criant à la trahison, blablabla. Ce n'était qu'un jeu mais le second degré doit être atrophié chez votre ami. »
Il garda pour lui le fait que le chanteur lui avait bondi dessus et que son amant avait dû les séparer. Ainsi, le plus normalement du monde, il engloutit son sushi et demanda la sauce que la serveuse avait oublié de leur porter.
« Et… tu sors souvent avec Yuki ?
- Vous êtes jaloux ? gloussa le claviériste.
- Oui, ça te pose un problème ? Sinon j'ai une seconde place pour un concert de Muse le mois prochain si ça te tente, et puis ça me permettra de passer l'éponge sur ton infidélité », répondit Hiroshi en entrant dans le jeu.
La soirée se déroula sur le même ton et ils se séparèrent au pied de l'immeuble de Suguru.
Les choses commençaient réellement le lendemain et une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop.
OoOoOoOoOoO
Shuichi reposa son micro et s’étira, les mains croisées derrière la nuque.
« OK, c’est bon pour cette chanson ! Hiro, qu’est-ce que tu dirais d’aller boire un verre avant de rentrer ? Il fait super beau.
- Désolé, Shu, mais à partir d’aujourd’hui je ne vais plus avoir beaucoup de temps libre. Je commence les travaux de rénovation de ma maison.
- Oh, déjà ? Je croyais qu’on devait s’y mettre samedi, fit le chanteur tout en rangeant sommairement son matériel.
- Non, je vais y travailler en semaine aussi. Il y a beaucoup de choses à faire et si je veux que la maison soit habitable en juillet il faut que je m’y mette maintenant.
- Tu as trouvé un colocataire, alors ? C’est Makino ? »
Hiroshi lança un coup d’œil à Suguru qui mettait la dernière main à des réglages sur son synthétiseur et n’avait pas levé le nez de son instrument.
« Non. C’est Fujisaki. »
Son camarade le regarda avec des yeux ronds.
« Fujisaki ? répéta-t-il avec incrédulité. Allez, Hiro, arrête tes blagues !
- C’est la vérité, Shu. Et c’est lui qui va m’aider dans mes travaux. »
Shuichi explosa de rire, s’attirant un regard meurtrier du claviériste.
« Alors ça c’est la meilleure ! Tu as changé d’avis finalement, Fujisaki ! Tu t’es dit que tous les moyens étaient bons pour te rapprocher de l’homme de tes rêves, pas vrai ? Si ça se trouve, tu as poussé Makino sous un train pour pouvoir prendre sa place ! » persifla-t-il. Le concerné éteignit son synthétiseur, ramassa son sac et, sans jeter un regard à Shuichi, déclara :
« J’ai fini, monsieur Nakano. Nous pouvons y aller.
- Ooh, comme c’est romantique ! Une vraie sortie en amoureux ! gloussa le chanteur avec jubilation.
- Arrête de dire n’importe quoi, Shu. À demain », le salua Hiroshi en enfilant sa veste, et il quitta le studio en compagnie de son collègue qui préféra conserver le silence sur l’opinion qu’il avait de leur leader. Toujours tout contrôler et garder la tête froide, tel était le credo de sa famille même si, bien souvent, il se serait volontiers vu se jeter sur Shuichi et l’étrangler – lentement – avec un quelconque cordon d’alimentation.
Le trajet jusqu’à Kichijôji fut rapide et une quinzaine de minutes plus tard, Hiroshi rangeait sa moto dans la petite allée de terre envahie d’herbes folles qui longeait le flanc droit de la maison et conduisait à un petit jardin laissé à l’abandon.
« Ça aussi il faudra s’en occuper », déclara le jeune homme, désignant un pin noueux planté dans un coin dont les branches, par endroits, venaient griffer la façade. Une haie broussailleuse, le long du mur de séparation avec la maison voisine, luttait avec quelques plants de rosiers montés trop haut, aux pieds dégarnis.
« Mais pour l’instant, la priorité c’est l’intérieur alors nous ferions mieux de nous y mettre, poursuivit Hiroshi en déverrouillant l’entrée. Comme je te l’ai dit, je veux faire en premier la salle de bains et la cuisine. J’ai réfléchi à la manière dont je vais m’y prendre pour casser la baignoire, mais pour ce soir je vais commencer par quelque chose de moins physique. Tu vois les boiseries dans le couloir et le salon ? On va les dévisser. Je m’occupe du couloir, tu veux bien te charger du salon ?
- Oh oui, aucun problème, assura Suguru.
- Parfait. Bon, je vais me changer et je te donne de quoi travailler. Au fait, tu as bien pensé à prendre de vieux vêtements ? s’enquit son camarade avec un coup d’œil appuyé à son pantalon noir et sa chemise vert d’eau impeccables.
- De… de vieux vêtements ? répéta Suguru, interdit et qui, bien entendu, n’avait pas le moins du monde songé à ce léger détail. Heu… C’est à dire que… »
Le guitariste ne répondit rien mais il se demanda si, en fin de compte, il n’aurait pas mieux fait d’insister auprès de Makino.
OoOoOoOoOoO
Suguru n’avait pas pour habitude de se lever tard, même les week-ends ou pendant les vacances. Ce matin-là, toutefois, la sonnerie de son réveil parut lui marteler les tempes et une envie irrépressible de le jeter contre le mur s’empara de lui. Il décolla péniblement la tête de son oreiller et lança un coup d’œil embrumé aux chiffres fluorescents affichés sur le petit appareil, qui paraissaient le narguer : 8h30. D’ordinaire, à cette heure, il était déjà levé et prêt à attaquer la journée avec énergie et détermination mais en ce samedi matin, la perspective d’avoir à passer le jour entier à décoller du papier peint, décaper des boiseries et avaler de la poussière en ponçant des murs annihilait en lui toute volonté de se lever. Il avait des courbatures dans les épaules et il s’assit dans son lit avec une grimace de douleur.
Hiroshi avait convenu de passer le chercher à 9h30. Sur le coup de 10 heures, des renforts devaient venir les rejoindre. L’adolescent prit une longue douche, déjeuna et prépara un bento pour la pause de midi. Il mit de vieux vêtements dans son sac à dos et, en attendant l’arrivée du guitariste, pianota distraitement sur son synthétiseur les premières notes de la Sonate pathétique de Beethoven. Quelques instants plus tard, Hiroshi sonna chez lui et il courut le rejoindre, avide en dépit de tout de se serrer contre lui le temps du trajet à moto.
« Salut, Fujisaki. D’attaque pour une journée de dur labeur ? le salua le jeune homme avec un sourire lumineux.
- Heu… Oui, bien sûr, répondit le claviériste avec un enthousiasme plus que mesuré.
- On va bien avancer aujourd’hui, avec l’aide des autres. C’est sympa à eux d’avoir pu se libérer, surtout Shuichi. Il a sacrifié une journée avec Yuki pour nous, tu te rends compte ? rit Hiroshi en lui tendant un casque.
- Une journée de répit pour monsieur Eiri. C’est lui qui devrait nous remercier », commenta le garçon dans sa barbe en enfilant le casque et en grimpant derrière son camarade. Lorsqu’ils arrivèrent devant la maison, un jeune homme aux longs cheveux noirs les attendait, assis sur le perron. Au grand étonnement de Suguru, il fumait un kiseru, une pipe ancienne à long tuyau semblable à celles qu’utilisaient jadis les fumeurs d’opium.
« Tu es en avance, Sobi. Junichi t’a mis à la porte ? l’apostropha Hiroshi en guise de salut.
- Médisance, Nakano, encore et toujours médisance. Dire que je me suis levé tôt exprès pour te donner un coup de main que tu ne mérites pas, répondit le dénommé Sobi en tirant sur sa pipe d’un air précieux. Et qui donc t’accompagne ?
- Suguru Fujisaki, claviériste de talent de Bad Luck. Il s’est proposé pour être mon colocataire et m’aider dans mes travaux, expliqua le guitariste en déverrouillant la porte. Mais viens, je vais te faire visiter la maison. »
Yuji Nakano, le frère aîné d’Hiroshi, arriva une dizaine de minutes plus tard, accompagné d’une jolie jeune fille châtain à l’air décidé et volontaire qui se présenta comme étant Sakura, une « vieille amie d’Hiro et Shu. »
« Bien, comme d’habitude nous n’attendons plus que Shuichi, résuma le maître des lieux. Je vais en profiter pour vous donner le planning de la journée. Yuji et Sobi, vous allez me donner un coup de main pour casser la baignoire et le bac à douche. Sakura et Fujisaki, vous vous occupez de décoller la tapisserie, Shuichi vous aidera dès qu’il arrivera. Les boiseries, on s’en occupera une autre fois. »
Après avoir retiré les boiseries, les deux garçons avaient eu la mauvaise surprise de trouver du papier peint dessous. Remettant l’arrachage de celui-ci à plus tard, ils s’étaient aussitôt attelés au ponçage des panneaux de bois qui, vu leur état, n’avaient pas dû recevoir un coup de pinceau depuis longtemps. Mais la tâche s’annonçait longue et n’était pas la priorité du jour.
Le téléphone d’Hiroshi sonna tout à coup : Shuichi errait dans le quartier, perdu, incapable de se rappeler du numéro de la maison. Quelques minutes plus tard il était là et, après s’être changé, il se mit à la tâche en compagnie des autres ; c’est à dire qu’il rejoignit Sakura au salon tandis que Suguru s’exilait dans le vestibule du rez-de-chaussée, peu désireux de souffrir la présence de son leader plus que ce qu’il n’était nécessaire. Après avoir étendu une bâche en plastique au sol, il mouilla le mur sur une bonne surface puis entreprit de décoller le papier peint fané qui le recouvrait.
OoOoOoOoOoO
« Oooh, je n’ai plus de dos ! gémit Sakura en se laissa lourdement tomber au sol. Et je meurs de faim ! »
Hiroshi, Yuki et Sobi pénétrèrent dans le salon. Si les frères Nakano étaient couverts de poussière blanche, Sobi offrait un aspect beaucoup plus net.
« Alors ? Le détapissage avance ? s’enquit ce dernier en lançant un coup d’œil à la pièce.
- Tu parles, c’est la galère ! Ce papier minable vient par petites bandes au lieu de s’arracher par plaques ! s’écria Shuichi avec découragement.
- Et toi, Fujisaki, tu t’en sors de ton côté ? demanda Hiroshi au garçon qui venait d’entrer à son tour dans la pièce, l’air las.
- Oui, ça ne se décolle pas trop mal. Mais je n’ai pas énormément avancé, avoua-t-il.
- Mes ongles ! Regardez dans quel état ils sont !! se lamenta la jeune fille. Mais dis donc, Mizutani, comment ça se fait que tu ne sois pas plein de poussière comme les autres ?
- Ce fainéant nous a regardé travailler toute la matinée ! fulmina Yuji d’une voix indignée.
- Je vous ai conseillé toute la matinée, nuance. Deux gros bourrins comme vous se doivent d’être dirigés sous peine de passer à travers les murs. Je suis la tête et vous les bras.
- J’ai faim ! glapit Shuichi. On mange où ? Ici ou dehors ? »
Sobi ferma soudain les yeux et tendit les mains devant lui, paumes en avant, doigts écartés. Il se raidit et déclara d’une voix caverneuse :
« Je sens… je sens une présence maléfique entre ces murs. Je perçois un message… Fuyez ! Fuyez pendant qu’il en est encore temps ! »
Tous le regardèrent avec stupéfaction et le jeune homme rouvrit les yeux avec un petit rire.
« Je voulais juste suggérer de manière originale que nous devrions déjeuner dehors, clarifia-t-il.
- Merci de dire que ma demeure ressemble à une maison hantée, rétorqua placidement Hiroshi. Mais tu as raison, nous serons mieux dehors. »
Précédant les autres, il franchit le shôji largement ouvert et passa sur l’engawa sur lequel il s’assit.
« Sobi a raison, tu sais. Il y a bien une présence maléfique ici, glissa Shuichi à l’oreille de Sakura alors qu’ils quittaient eux aussi la pièce.
- Quoi ? Shu, ne me dis pas que tu croies à ces idioties !
- Mais non, je parle de Fujisaki. Ce type est une vraie vipère qui cache bien son jeu. Il joue les Sainte-Nitouche mais figure-toi qu’il a fait des avances à Yuki ! J’étais là, je l’ai bien entendu, même s’il a prétendu que c’était faux. Et en plus il court plusieurs lièvres à la fois, il en a aussi après Hiro. »
Son amie le gratifia d’un regard dubitatif.
« Et si on allait manger ? On discutera de ton yôkai après, si ça ne te dérange pas, parce que je meurs de faim ! »
OoOoOoOoOoO
Les travaux se poursuivirent jusqu’à 17 heures. Quand Suguru regagna son appartement, son premier geste fut de prendre une longue douche puis il se laissa tomber sur son lit, sans forces. Pas de travaux le lendemain, Hiroshi ayant d’autres obligations, et le claviériste ne se sentait pas le moins du monde motivé pour aller travailler tout seul. Il n’avait pas la clef, de toutes manières. Il allait en profiter pour récupérer.
Mais à présent qu’il avait touché du doigt l’ampleur des travaux à effectuer, il comprenait mieux pourquoi les autres postulants s’étaient désistés les uns après les autres. Cependant… pour pouvoir se rapprocher du guitariste il était prêt à tout, pas question dans ce cas de revenir sur sa parole. Le lundi venu, il résilierait son bail.
________________________________________
Au Japon, on se douche avant de prendre un bain. Après, on recouvre la baignoire d'un couvercle pour conserver l'eau chaude pour la personne suivante. De nos jours, un système électrique réchauffe l'eau. Shôji : panneau qui comporte des lattes de bois horizontales et verticales formant des carrés en bois sur lequel est collé le papier. Dans le volume 5 du manga, Suguru va trouver Eiri, et Shuichi, qui espionne leur conversation, l’entend dire qu’il a « les mêmes goûts en matière de garçons que monsieur Seguchi », donc nous avons repris cet élément pour en faire un point de discorde. Engawa : passerelle de bois extérieure courant le long de la maison. Yôkai : le yôkai désigne un être vivant, forme d'existence ou phénomène auxquels on peut appliquer les qualificatifs extraordinaire, mystérieux, bizarre, étrange et sinistre. Êtres surnaturels, monstres, esprits... Les yôkai revêtent une multitude de formes et font partie intégrante de l'imaginaire japonais depuis les temps les plus reculés. (Source : Yokaï, Bestiaire du fantastique japonais, Maison de la Culture du Japon, Paris)
|