CHAPITRE XI

 

Provocante, Nana beuglait In the moonlight dans le minibus qui les ramenait, ce qui n’arrangeait rien à la tension régnant déjà entre les Bad Luck.


Suguru s’était cloîtré dans un silence glacial ; une fois de plus, il avait été humilié et trouvait les sautes d’humeur de leur chanteur immatures et absolument pas professionnelle. Depuis que le jeu avait commencé, sa place au sein du groupe le décevait de plus en plus. Il n’avait jamais souhaité ce genre d’orientation professionnelle : c’était de plus en plus dégradant. Non qu’il ait songé à quitter le groupe mais Hiroshi devait vraiment faire quelque chose et arrêter le carnage.


Sinon quoi ? songea-t-il.


Shuichi non plus n’avait pas décroché un mot depuis que Manami avait annoncé que Yuki ne venait plus. Il avait le cœur brisé. Qu’est-ce qui pouvait être plus urgent que lui ? Une multitude de choses apparemment. Peut-être qu’il ne l’aimait plus, qu’il avait rencontré quelqu’un, qu’il l’avait oublié. Il réprima un violent sanglot et se serra davantage contre Hiroshi qui l’enlaçait chaleureusement.

Nakano, lui, ne savait pas quoi faire, ni dire, même si dans l’immédiat écraser son poing dans la tête de Ito l’aurait soulagé et au moins ça l’aurait fait se taire. Le guitariste se rendait compte qu’il chouchoutait son meilleur ami, peut-être trop d’ailleurs. Shindo avait toujours été sa faiblesse et ça lui crevait le cœur de le secouer. Mais c’était difficile d’ignorer son petit ami. Il sentait le regard noir, plein de reproche et de jalousie peut-être, et il préférait l’éviter. Pour le moment du moins, le claviériste entendait bien qu’il ne s’en tire pas aussi facilement. Le guitariste ne voulait pas choisir l’un ou l’autre. Bien sûr qu’il trouvait que les états d’âme de Shuichi étaient anti-professionnels mais n’avait-il pas toujours ramassés les morceaux cassés sans rien dire et n’avait-il pas toujours rebondi ?


« Mes pauvres filles, s’amouracher de losers… finit par lâcher la chanteuse à Miki et Yukari. S’ils sont aussi compétents sur scène que dans un lit… ils doivent très certainement bander mou, gloussa-t-elle avant de s’attaquer à son homologue. Moi je serais Yuki j’irai baiser ailleurs et je comprends qu’il ne soit pas venu », rit-elle alors que le minibus venait de s’arrêter devant les grilles du petit jardin.


Autant Nakano et Fujisaki luttaient pour ne pas en retourner une à la fille mais pour Shuichi s’en fut trop :


« Il me baise parce que moi j’ai pas la tête d’une truie, dit-il posément. Il fait comment ton mec ? Il te met un sac sur la tête et il éteint la lumière ? »


Tous restèrent figés. Et oui, c’était ça aussi le miracle Shuichi. Il descendit du petit bus, suivi des autres musiciens, laissant une Nana hors d’elle.


Avant que les filles ne l’investissent, les garçons filèrent à la salle de bains. Tous les trois dans la pièce pour gagner du temps, ils se passèrent de l’eau sur le visage et se brossèrent les dents. Accablé, Shindo fila au lit, laissant les deux autres dans un silence emprunté.


« Je sais ce que tu penses, dit Hiroshi en se brossant les cheveux face au miroir.


- Ça n’est pas la peine d’en discuter alors », le coupa Suguru.


Nakano posa la brosse et se tourna vers Suguru :


« Si… si je sortais avec quelqu’un et… que l’on m’en prive, moi aussi j’aurais le cœur brisé. Surtout si ma relation avait l’intensité de celle de Shuichi et Yuki. Shu-chan, c’est Yuki son oxygène et son moteur. Je ne veux pas l’excuser, juste t’expliquer que là il souffre et que nous devrions le soutenir au lieu de le blâmer.


- Vous savez que ça n’est pas professionnel. »


Le guitariste s’avança vers Fujisaki et posa sa main sur le cœur du claviériste :


« C’est ça qui régit sa vie, pas sa tête. Et des fois il faut comprendre ou essayer. Peut-être qu’une personne te manque à toi aussi, dit tendrement Hiroshi. Et que parfois même si elle te déçoit, c’est elle qui te donne envie d’être meilleur et de te surpasser. Tu peux avoir des attentes, c’est légitime, qui pourraient être symbolisées par une bulle. Et cette bulle, quand elle éclate, il y en a partout. C’était pareil pour Shuichi ce soir. Alors oui ça n’est pas pro mais Shu a toujours été un instinctif et on ne peut pas le changer. Il faut trouver une autre solution. Tu vois ? »


Suguru soupira. Il savait que toute discussion était inutile. Pourquoi avait-il espéré faire entendre raison à son petit ami ? Ça finissait toujours de cette manière.


« Tu es fort, Fujisaki, moi aussi, nous devons l’aider.


- D’accord, dit presque à regret le claviériste. Vous vous douchez ou je peux ?


- Vas-y, je voudrais me débarrasser de ce satané gel avant.


- Quoi ? Vous restez ici ?


- Je ne regarderai pas, promis. Et puis… Tu n’as pas assez de poitrine à mon goût, gloussa Hiroshi. La vraie raison c’est que si je sors de la salle de bains les filles vont être impossibles à déloger.


- Je me change dans la cabine de douche alors… ça m’est égal que vous restiez ou pas », conclut le garçon en s’enfermant dans ladite cabine.


Jour 20


Les dimanches matin étaient pesants. Pour les garçons du moins.


Shuichi était resté au lit, la vie ne valait plus d’être vécue de toutes façons.


Quand Hiroshi se leva, le lit de Fujisaki était vide. Il y a trois semaines de ça, il serrait son petit corps chaud dans une étreinte passionnée et sans retenue. Là, leurs gestes étaient épiés et révélés au public. Les non-dits s’accumulaient entre eux et le peu de temps libre qu’ils avaient eu, ils l’avaient passé dans les toilettes du plateau, à se retrouver brièvement, le temps d’un enlacement trop fugace à chaque fois. Il avait attendu sept mois pour conclure et une fois que son petit ami s’était offert à lui, on le lui avait enlevé. D’une manière différente de Shuichi il souffrait lui aussi. Évoluer comme ça, comme un étranger autour de son petit ami le déprimait, et non qu’il veuille particulièrement s’afficher à ses côtés, il voulait retrouver les petits moments tendres qu’ils avaient connus depuis le début de leur relation. Il soupira et se leva à son tour. Avec un peu de chance, les filles ne seraient pas levées.


Pourtant, quand il arriva à la cuisine, Miki et Fumie bavardaient avec Suguru. Il salua la petite assemblée et se servit du café, en regardant en coin son bien aimé.


Du moment où Nana fut levée, les railleries commencèrent à un débit intarissable. Les Kamis en soient loués, au moins Shuichi était-il encore couché.


Beaucoup de gens pensaient que Nakano aimait tout le monde, ou plutôt qu’il ne détestait personne. C’était faux. Il était comme les autres. Seulement il ne restait pas confiné avec les personnes qu’il n’appréciait pas, le plus souvent il les ignorait mais dans la Maison, il ne pouvait pas ignorer la chanteuse et ce jour-là, il préféra quitter la pièce et aller cogner dans le sac de la salle de sport qu’il baptisa même « Nanaze » et contre lequel il déchargea sa colère sans aucune réserve.

Yukari le rejoignit, allumeuse.


« On n’a pas fini notre conversation, l’autre jour. »


Devant le silence du garçon, elle poursuivit :


« Celle où tu disais que j’avais mes chances…


- Que tu les aurais eues, rectifia Hiroshi en décochant un puissant crochet.


- Tu es malade ? Impuissant ? Gay ?


- Les trois dans l’ordre, gloussa-t-il.


- Elle s’appelle comment ? Tu la connais depuis longtemps ? »


Hiroshi allait répondre mais la voix de Takeshi les interrompit : Shuichi devait aller à la salle où il y avait le téléphone.


Le garçon rattrapa le sac dans ses bras, se débanda les mains et remit son tee-shirt :


« Sauvé par le gong, une fois de plus », dit-il avec un petit clin d’œil complice.


Convaincre Shuichi de se lever ne fut pas laborieux. Le sésame « Yuki » ouvrait beaucoup de porte et donnait aussi des ailes.


Ébouriffé, dépenaillé, Shuichi saisit violemment le combiné.


« YUKIIIIIIIII, glapit-il.


-Calme-toi, dit l’écrivain.


- YUKI ! C’est TOI ! Je t’aime !


- Laisse-moi parler. Je… Hier je ne suis pas venu et… excuse-moi. »


Pourquoi s’excusait-il ? Peut-être pour ennuyer Tohma. Il poursuivit.


« Tatsuha a été transporté aux urgences. Rien de grave… Encore un accident idiot. Une fois de plus. »


Eiri aurait pu lui réciter une liste de courses, Shindo en aurait été tout aussi heureux.  

Et oui, l’accident était idiot. Le jeune prêtre se recueillait devant l’Étagère aux Trésors – à savoir des saintes reliques – collector et éditions ultra limitées – relatives à Ryuichi Sakuma. Trop chargée, l’étagère avait cédé et une boîte-repas – tirée à seulement 1000 exemplaires ! – à l’effigie de Sakuma-sama, remplie de figurines en plomb des trois Grasper lui était tombée sur la tête, le tout renversant également les bougies et encens, causant un léger traumatisme crânien et un début d’incendie, heureusement rapidement maîtrisé.


« Je vais essayer de venir la semaine prochaine, je dois être fier de toi alors… travaille bien, ronronna-t-il très sensuellement avant de raccrocher.


Shuichi embrassa le combiné amoureusement. La lumière de sa vie l’encourageait et il serait là au Prime suivant. L’amour donnait des ailes alors il arracha Hiroshi aux griffes de Yukari et attrapa Suguru au détour d’un couloir : pas de repos aujourd’hui !


« Nous bosserons le single jusqu’à la mort !!! » déclama-t-il en refermant la porte de leur chambre dans laquelle il avait amené les deux autres musiciens pour travailler en paix.


OoOoOoOoOoO 


La salle de classe était particulièrement bruyante.


« Tu as vu le Prime samedi soir ?


- Non, mais j’en ai vu le best of hier matin.


- Moi j’ai regardé, mais bon pas toute l’émission, c’est trop ennuyeux ! J’ai zappé.


- Les Bad Luck sont vraiment mal barrés !


- Tu crois que Yuki n’est pas venu à cause de la tenue olé olé de Shindo ? »


Les quatre étudiantes gloussèrent.


« N’empêche, Vous-savez-qui fricote avec le petit hamster !


- Mais non, c’est pour attirer les minettes, ça !


- Attends, tu as vu comme il est câlin ?


- Et alors ? Il est peut-être câlin tout court, sa mère aussi est sympa. Et puis ça n’est qu’un montage !


- On devrait lui demander s’il a une copine…


- … Ou un copain ! »


Comme les quatre filles riaient, elles n’avaient pas remarqué que les autres étudiants s’étaient tus.


« Mesdemoiselles, un peu de silence et à vos place, s’il vous plait.


- Excusez-nous, Nakano-sensei. »


La mère d’Hiroshi s’installa derrière son bureau. Il n’y avait pas que les élèves qui murmuraient dans les couloirs, les enseignants aussi s’y mettaient. Elle les avait surpris à se taire brusquement quand elle entrait dans la Salle des Professeurs.


« Shigyo, ramassez les essais sur Murasaki Shikiribu. »


Jour 21 – 4ème semaine


Hiroshi ressortit du Confessionnal encore endormi, « Voix off » avait l’habitude de convoquer les habitants à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, alors ce matin les internautes ne s’en préoccupèrent pas plus que d’ordinaire.


Mais les plus matinaux, qui suivaient assidûment le direct en se préparant pour le lycée ou l’université, stoppèrent leur activité.


Sakura composa frénétiquement le numéro de Yuji.


« Hé, Sak…


- Connecte-toi ! Maintenant !


- Hein ?


- Pop Academy ! Connecte-toi maintenant, tu ne vas pas en croire tes yeux… »


L’acteur alluma son ordinateur et accéda au site. Les caméras infrarouges zoomaient sur le petit lit de Suguru :


Nakano a franchi le pas et s’est glissé dans le lit Fujisaki, pouvait-on lire en bas de l’écran.


On voyait la couette bouger et des petits gloussements puis des soupirs s’en échappèrent.


Hiroshi avait vite fait de se débarrasser de leurs vêtements de nuit, et peau contre peau les deux amoureux se redécouvrirent. Ça n’était que leur seconde fois et tous les deux étaient à la fois émus et impatients.


« Je te promets Sunshine que la prochaine fois ça sera encore mieux et que nous serons seuls au monde ! »


Protégés par le drap et la couette, ils restèrent encore l’un contre l’autre mais Takeshi somma tous les habitants de se rendre dans la cuisine. Ils se rhabillèrent à la hâte et n’échappèrent pas à la règle, les huit musiciens étaient en tenue de nuit, endormis et ébouriffés, sauf Yukari, en nuisette mais impeccable, on ne savait pas quel miracle.


Quelque chose était différent : sous le regard noir de Shuichi, Suguru se lova plus ou moins contre Hiroshi et laissa le musicien remettre de l’ordre dans sa chevelure folle du matin. Miki ouvrit la bouche pour protester mais « Voix off » l’en empêcha :


« Bonjour les petites marmottes ! Vous avez bien dormi ? »


Un petit grognement général s’éleva en guise de réponse et Takeshi poursuivit :


« Vous savez pourquoi je vous ai réveillés ?


- Ouais ! répondit Nana, enthousiaste. Le défi des tapettes !


- Bien vu, Ito mais un peu de courtoisie, il n’est que 8h03.


- Le défi ! Le défi ! Le défi ! réclama Nana à cor et à cris.


- Tu vas être ravie, Ito, le défi s’adresse à Nakano.


-  Oualpé dans la booouuuuuuue ! gloussa-t-elle.


- Surtout dans tes rêves, Ito, ronronna Hiroshi, décontracté.


- Tu n’as pas peur, Nakano ? demanda Takeshi.


- Non, répondit le concerné. Je peux cuisiner, me dessaper devant des filles, surtout Nana, j’en rêve alors je suis prêt.


- Dommaaaaage, pour toi, ça n’est pas ça. Tu vas devoir abandonner tes cigarettes jusqu’à 19 heures ! À ce soir ! »


Le sourire s’évanouit du visage du garçon.


Nana s’étira et se leva :


« Moi je vais m’en griller une ! Tu viens avec moi, Nakano ? » gloussa-t-elle.


La plupart retournèrent au lit sauf les Bad Luck dont les répétitions commençaient à 11 heures. Une heure de répétition… Il devait vraiment réussir le défi.


Dns la chambre des filles, Miki tournait et se retournait dans le lit.


« Yukari, tu dors ?


- Mmmph !


- Ah ça me rassure ! T’as vu comme Suguru se laissait tripoter par Nakano ? Yukari… toi-même tu n’arrives à rien avec Nakano !


- Je doooooors !


- Ceci dit… ils sont plutôt mignons tous les deux… » Et l’âme de yaoïste de Miki lui permit de se rendormir avec un petit sourire coquin.

 

OoOoOoOoOoO 


La matinée fut éprouvante pour Hiroshi. Il s’occupa le plus possible : il rangea le salon, nettoya la cuisine, repassa son linge, celui de Shuichi et supplia même Suguru de lui laisser le sien pour en avoir davantage.


Même la répétition fut nerveuse à cause de ce sevrage imprévu.


Le seul endroit où il aurait pu fumer était les toilettes mais les filles l’auraient dénoncé.


Après le déjeuner, alors que tout le monde était sur la terrasse pour le café, Suguru se glissa derrière lui et le massa à la surprise générale :


« C’est pour vous détendre, monsieur Nakano. »


Même Yukari les regarda bizarrement. Il y avait quelque chose entre eux, c’était indéniable.


Miki n’eut pas trop le cœur et l’énergie aux répétitions et s’investit assez peu dans la réécriture de Blind game again ; si Yukari voulait juste un peu de bon temps avec Nakano, elle, elle était amoureuse du claviériste des Bad Luck et en participant au jeu, elle avait vraiment cru avoir une chance.

Hiroshi aussi vivait un enfer mais d’un autre genre. Sitôt le café pris, il fila à la salle de sport et cogna de toutes ses forces contre le sac pendant deux bonnes heures puis s’essaya au tapis de course pendant une heure. Il se doucha et commença à préparer le dîner même s’il n’était que 16 heures. Il pouvait même faire des doriaki pour le goûter !


Enfin, à 17h30, il se glissa avec Shuichi et Suguru dans le jacuzzi. Les trois bavardèrent mais le chanteur trouvait toujours bizarre que Suguru soit aussi câlin. Avait-il encore fumé ?


Les filles furent ravies de trouver un si bon et copieux dîner. Ça avait dû prendre des heures !


« Bah c’est la premières fois que je fais des sushis et des makis alors soyez indulgentes !


- Tu deviens une vraie petite femme au foyer, Nakano. Bientôt on va pouvoir te trouver un fiancé à moins que… ça ne soit déjà fait, dit Yukari en reportant son regard d’Hiroshi à Suguru.


- Ça c’est sûr que je me marierai avant toi, chérie », lui répondit le guitariste sur un ton complice.


Il regarda sa montre. 18h56. Plus que quatre minutes pour remporter le défi. Le musicien se dirigea vers Suguru et l’enlaça :


« Je l’ai peut-être déjà trouvé mon bel époux. »


Il se pencha et l’embrassa d’abord tendrement puis beaucoup plus férocement. C’était leur dernier baiser jusqu’à samedi, il voulait garder en lui le goût, la douceur, le parfum de son petit ami.


Il relâcha les lèvres douces, effleura une dernière fois la joue veloutée, caressa la chevelure soyeuse et délivra Suguru de son étreinte.


« Défi réussi. »

 

OoOoOoOoOoO 


Dans les studios de Pop Academy, les monteurs s’activaient, la quotidienne allait commencer.

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Murasaki Shikiribu : Dame d'honneur à la cour de Heiankyo (Kyoto) dans les premières années du XIème siècle, Murasaki Shikibu est l'auteur du Genji monogatari, œuvre capitale de la littérature romanesque du Japon. Toute la société courtoise du temps revit dans cette fresque monumentale, qui n'a guère d'équivalent en Occident avant le XIXème siècle. L'acuité de l'analyse psychologique fait si bien oublier la distance dans le temps et dans l'espace qu'en dépit de la différence des mœurs et des usages le lecteur moderne n'en retient qu'une surprenante impression de vérité humaine universelle. (Source : Encyclopédie Universalis)
 

 

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