|
CHAPITRE VIII
Jour 13 – Lendemain du 2ème Prime
Les Bad Luck avaient quitté la cuisine depuis longtemps déjà quand les Jezabel y entrèrent, pour prendre leur petit déjeuner.
« Je n’en reviens pas, Onisada-sama était là pour moi ! Spécialement pour mon anniversaire ! minauda Fumie pour la dixième fois au moins, les yeux embués par l’émotion. J’ai vraiment cru m’évanouir en le voyant venir vers moi !
- Eh bien moi, c’est quand Fujisaki est entré sur le plateau que j’ai failli m’évanouir, expliqua Miki avec un regard énamouré à ce souvenir. Il était tellement sexy…
- Quel dommage qu’il se soucie de toi comme de sa première paire de chaussettes, lança Nana d’un ton ironique. Tu te fatigues pour rien, Miki-chan, soit il est déjà pris, soit il est gay. »
Vexée, la jeune fille prit place à table. Les remarques de Nana commençaient à vraiment l’incommoder. En temps normal, elle appréciait le franc-parler du leader des Bloody Jezabel, mais après quinze jours de réflexions gratuites, et méchantes la plupart du temps, elle commençait à saturer. Même Yukari, pourtant excessive dans son genre, s’en était plaint un soir, dans la chambre, tandis que Nana se trouvait dans la salle de bain.
« Tu n’as qu’a lui demander, à ton petit Fujisaki, poursuivit la chanteuse et prenant un bol dans un placard.
- T’es vraiment pas drôle, Nana, répliqua Miki en se servant du café.
- Quoi ? C’est la vérité, tu l’intéresses pas. D’ailleurs, je parie qu’il n’y en a pas un seul dans le lot qui soit branché par les filles. C’est rien qu’un groupe de tapettes, alors toi aussi tu devrais te faire une raison, Yukari. »
Elle se servit à son tour du café qu’elle satura de sucre.
« Et c’est pas contre ça qu’on va perdre, c’est moi qui vous le dis ! »
OoOoOoOoOoO
La matinée fila, morose, pour les Bad Luck. Dans l’attente de savoir quelle chanson des Bloody Jezabel ils allaient devoir interpréter, les garçons s’étaient rendus au studio dans l’espoir d’enfin commencer à travailler sur leur futur single. Mais l’atmosphère était tendue entre Shuichi et Suguru, en dépit de tous les efforts déployés par Hiroshi ; de plus, le chanteur avait une nouvelle fois le moral en berne.
« Yuki n’a pas décroché quand je l’ai appelé tout à l’heure… » finit-il par avouer, alors que Suguru menaçait de lui ouvrir le crâne à l’aide d’un violon alto s’il ne « crachait pas immédiatement ce qu’il avait, encore. »
« Et c’est pour ça que tu es dans cet état ? Il était sans doute sorti faire des courses, le rassura le guitariste avec un bel optimiste.
- Non… Son portable était sur la messagerie… »
Shuichi leva vers ses deux camarades un regard noyé de larmes.
« J’avais tellement besoin de l’entendre me dire qu’il m’avait regardé hier soir ! Il n’était encore pas là pendant le Prime ! Pourquoi il n’est pas venu ? » sanglota-t-il. Depuis quinze jours que nous sommes séparés, il est certainement en train de se consoler dans les bras d’une autre !! »
Suguru poussa un soupir découragé et se laissa tomber sur le petit siège devant le piano. Autant éviter d’aggraver la situation, aussi préféra-t-il ronger son frein et réfréner son envie de saisir Shindo par le col et le secouer comme un prunier. Hiroshi était plus qualifié que lui pour faire face à ce genre de situation, mais pour bien faire sentir le fond de sa pensée, il entreprit de jouer la lugubre Marche funèbre de Chopin.
Mais, en dépit de tous les encouragements et cajoleries d’Hiroshi, Shuichi demeura inconsolable… et leur chanson au point mort.
OoOoOoOoOoO
Le déjeuner avait à peine pris fin que la voix joviale de Takeshi se fit entendre. C’était l’heure du gage, et les Bad Luck pâlirent à l’unisson, tandis que les filles se mettaient à glousser sous cape : autant en profiter puisqu’elles ne risquaient rien !
« Bonjour à tous ! Alors, comment allez-vous ? Bien remis de votre soirée d’hier ?
- Oh oui, c’était fantastique !! s’écria Fumie avec élan.
- Tant mieux ! Mais… vous savez de quoi je veux vous parler maintenant, n’est-ce pas ? »
Les filles redoublèrent leurs rires et les garçons demeurèrent muets.
« Allons, ne faites pas cette tête, poursuivit Takeshi avec une bonne humeur inébranlable. Au contraire, voyez plutôt dans ce qui va vous être demandé l’occasion de regagner l’heure que vous avez perdue hier au cours de votre démonstration… Soit dit en passant, Shindo, je te tire mon chapeau, il faut vraiment avoir du cran pour oser faire ce que tu as fait hier. »
Suguru faillit répondre qu’il ne s’agissait pas tant de cran que de bêtise, mais là encore il garda un silence prudent, soucieux de ne pas s’aliéner les bonnes grâces de son petit ami.
« Mais du cran, il va aussi en falloir à celui qui a été désigné pour se charger du gage de cette semaine… et c’est toi, Fujisaki ! »
Le garçon pâlit mais parvint à conserver un air impassible, le cœur battant.
« Et ton gage va consister à… faire un strip-tease ce soir, devant tous les autres candidats ! »
Un court silence stupéfait accueillit ces paroles puis, tandis que les Jezabel explosaient de rire, Suguru explosa de colère.
« Quoi ?!! Vous vous moquez de moi ?! Un strip-tease ??! C’est absolument hors de question !!!
- Hé, Miki, tu vas pouvoir admirer ton chéri à poil ! gloussa Yukari.
- Navré, Fujisaki, mais un refus de ta part équivaudrait à vous faire perdre une heure. Et vu qu’il ne vous en reste plus qu’une, je réfléchirais bien si j’étais toi.
- C’est tout réfléchi, il n’est pas question que je me déshabille devant le Japon tout entier ! cria le claviériste, complètement affolé.
- Tu ne vas pas te dégonfler, Fujisaki ? Tu ne vas pas nous faire perdre une heure ? intervint Shuichi, vindicatif. J’ai bien préparé les sobas, moi !! »
Suguru se retourna vers lui d’un geste vif, et il se serait jeté sur lui si Hiroshi ne l’avait pas retenu de justesse et ceinturé.
« Vous !! À qui la faute si sommes obligés de devoir faire ces gages débiles ?! hurla-t-il, livide de fureur, son accent du Kansai refaisant surface comme à chaque fois qu’il était sous le coup d’une vive émotion. Comme d’habitude, c’est vous qui faites n’importe quoi et nous qui devons en payer les conséquences, mais là ça va trop loin ! Lâchez-moi, Nakano, je vais débarrasser le Japon de ce fléau une bonne fois pour toutes !!
Calmez-vous ! Mais calmez-vous, enfin ! » s’écria Takeshi, interloqué par la réaction de violence du jeune garçon. Shuichi jugea plus prudent de s’éloigner de son camarade écumant, qui se calma comme par enchantement – suffisamment, du moins, pour pouvoir écouter ce que le présentateur avait à dire.
« Écoute-moi, Fujisaki. Tu n’es pas obligé de faire ce gage, mais on te laisse tout de même deux heures pour réfléchir avant de donner ta réponse. Juste une petite précision : si tu acceptes, sache que tu n’auras pas à te déshabiller complètement. Alors, ça marche ? »
Le claviériste hocha lentement la tête.
« Parfait ! Alors, à dans deux heures ! »
Suguru se retourna entre les bras d’Hiroshi – qui avait profité de ce qu’il le retenait pour le serrer contre lui – et demanda d’une voix blanche :
« Qu’est-ce que je vais faire, monsieur Nakano ? »
OoOoOoOoOoO
Repoussant le cercle des filles hilares, Hiroshi avait entraîné Suguru dans le studio. Là, dans un isolement tout relatif compte tenu de l’omniprésence des caméras, il avait commencé par rassurer le garçon, et sa voix calme et posée avait fini par produire l’effet escompté.
« De toutes manières, l’autre abruti l’a dit, tu n’auras pas à te déshabiller totalement. Dis-toi bien que c’est juste un mauvais moment à passer…
- J’aurais préféré avoir à faire cuire des nouilles, si vous voulez tout savoir.
- Et faire un strip-tease n’aurait certainement pas dérangé Shuichi. Mais… dis-toi bien que cette fois, tu as une vraie chance de regagner cette heure de répétition. En plus… pense un peu que tu vas montrer ton corps à des gens qui ont très envie de le voir… » souffla Hiroshi qui, tout en parlant, s’était lentement placé dos à la caméra, et il adressa un clin d’œil à son petit ami en se passant la langue sur les lèvres. Suguru devint cramoisi.
« Heu… mais… mais de qui parlez-vous ?
- Watanabe, par exemple. Elle va en devenir complètement dingue, rien que pour ça, ça vaut le coup de le faire. En plus, tu riveras définitivement le clou à Shuichi. »
Présenté ainsi, le gage avait subitement quelque chose de séduisant. Le petit claviériste hocha la tête.
« Je vais dire à Voix-off que c’est bon, dit-il, résigné. Mais monsieur Nakano… Je ne sais pas comment faire ce genre de chose.
- Ne t’en fais pas, tu n’auras qu’à suivre ton inspiration !
- Alors ? Qu’as-tu décidé, Fujisaki ? s’enquit Takeshi en voyant les deux musiciens regagner la Maison.
- C’est bon, j’accepte… répondit le garçon d’une voix rien moins qu’enthousiaste.
- Ah, je savais que tu avais du cran ! Bon, alors tu trouveras dans ta chambre un CD avec la musique sur laquelle tu vas effectuer ton… effeuillage… et la tenue qui va avec. Début du spectacle ce soir à 19h30, histoire de chauffer l’atmosphère avant de dîner. Bye ! »
Suguru serra les dents et ravala le juron qui lui était monté aux lèvres. Il allait le faire ; et lui, contrairement à Shindo, il allait réussir !
OoOoOoOoOoO
19 heures. Le direct de Pop Academy s’ouvrit sur une bien singulière scène : tout de noir vêtu, et habillé de manière aussi tapageuse que la veille au soir, Suguru, tétanisé par la panique, n’osait pas franchir le seuil du salon.
« Qu’est-ce qui peut donc bien mettre notre petit Suguru dans un état pareil ? susurra Manami d’un ton de conspirateur. Revenons un peu en arrière pour en savoir un peu plus. »
Un petit montage des « événements » de l’après-midi défila à l’écran, et Manami conclut en ces termes :
« Après avoir courageusement accepté de relever le défi, Suguru va-t-il se dégonfler et ne pas faire son strip-tease ? »
Dans sa cuisine, Haruka Fujisaki, qui suivait d’une oreille distraite le direct de 19 heures sur un petit téléviseur de poche, manqua lâcher sa poêle.
« Un quoi ?!! »
Abandonnant la préparation de son donburi, elle se précipita dans le salon et alluma la télévision. L’image de Suguru, revêtu de la même tenue outrageante que la veille, lui arracha un hoquet de surprise scandalisée.
Muette de colère, elle vit Miki avancer le long du couloir et poser une main sur l’épaule de son fils d’un geste plein de sollicitude.
« Ça va Fujisaki ? Où sont les autres ?
- Nakano… est parti chercher quelque chose. Je ne sais pas quoi. Shindo… Je n’en sais rien, et je m’en moque, répondit le garçon d’une voix atone.
- Tu… tu vas le faire, hein ?
- Ça vous ennuierait bien, si je ne le faisais pas.
- Ça n’a rien à voir ! protesta Miki. Je dis ça pour toi. Si tu ne le fais pas, il ne vous restera même pas une heure pour répéter !
- Et alors ? Ça devrait plutôt vous arranger, non ? Suguru poussa un profond soupir. Bien sûr que je vais le faire, mais… j’ai le trac et… j’ai peur de tout rater.
- Oh ! Alors… attends-moi ! J’ai peut-être quelque chose qui va t’aider à te décontracter ! »
Elle partit au galop en direction des chambres, croisant ce faisant Hiroshi qui, lui, en revenait.
« Ah, Mao, où est Yukari ?
- Dans le jacuzzi, elle se détend après avoir fait un peu de salle.
- Merci ! »
Miki trouva la bassiste en train de se rhabiller après sa séance de relaxation, au cours de laquelle elle en avait profité pour s’exposer un peu devant la caméra.
« Ah, Miki-chan. Tu n’as pas réservé ta place au premier rang pour le strip-tease du petit hamster ? l’accueillit Yukari, gratifiant Suguru du sobriquet que Nana et elle lui avaient déniché la veille.
- Yukari, j’aurais besoin que tu me rendes un grand service… Est-ce que tu pourrais… » Le reste de sa phrase échappa aux micros car elle la lui murmura à l’oreille.
Pendant ce temps, Hiroshi était retourné aux côtés de son petit ami qu’il avait entraîné dehors. Lui aussi lui avait soufflé quelque chose à l’oreille avant de lui présenter son paquet de cigarettes.
« Ça ne peut pas te faire de mal, Fujisaki. Moi, ça me calme toujours d’en griller une petite. »
Prends celle tout à gauche. C’est de l’herbe, ça va te calmer, avait-il glissé à l’oreille du jeune garçon.
« Mais… Monsieur Nakano… Je n’ai jamais fumé de ma vie !
- Justement, ça te fera plus d’effet ! Fais-moi confiance, Fujisaki, c’est rien d’autre que du tabac à rouler ! »
Le sortit la cigarette, que rien ne différenciait de ses consoeurs, de son étui et la plaça d’un geste méfiant entre ses lèvres. Hiroshi l’alluma.
« Tire lentement dessus et avale bien », conseilla-t-il. Devant son écran, madame Fujisaki eut un sursaut de colère. Que signifiait cette mascarade ? Non seulement on obligeait son fils à s’habiller comme un go-go dancer, mais cette espèce de grand rouquin hirsute était en train de l’initier au vice du tabagisme, et comble de tout, Suguru ACCEPTAIT ?
« Hm, ça m’étonnerait qu’il n’y ait que du tabac dans cette clope, commenta Yuji Nakano qui, lui aussi, suivait l’émission en compagnie de Sakura. Sacré frangin, il avait pensé à tout ! Mais à mon avis, la prod va s’en apercevoir…
- D’un autre côté, ça va aider Fujisaki à se décontracter, répondit la jeune fille, sans cesser de gratter les oreilles d’Ikkyoku.
- Il faut surtout espérer que ça ne le fasse pas trop planer… »
Suguru avait à peine achevé son pétard que Miki déboula à son tour, apportant un grand verre de coca-cola.
« Ah, Fujisaki ! Je me demandais où tu étais passé… Tiens, bois-ça !
- Du coca ? constata Hiroshi, étonné.
- Oui, j’ai demandé à Yukari de me donner un des comprimés qu’elle prend pour calmer sa nervosité. Ce sont des bêtabloquants.
- En tout cas, ça ne bloque pas sa libido, fit remarquer le guitariste. Et tu crois que ça peut faire effet en un quart d’heure ? »
Suguru, étrangement plus zen que ce qu’il l’était juste avant de fumer sa cigarette, se saisit du verre avec un « merci » et le porta à ses lèvres. Un odeur d’alcool lui envahit les narines, et il réalisa que ce n’était pas à coup de comprimés que Yukari calmait sa nervosité. Ainsi, on trouvait toutes sortes de substances illicites dans cette maison ? À ce compte, Shindo aurait peut-être dû songer à emporter quelque chose susceptible de l’aider à supporter la séparation d’avec son bien-aimé : de l’héroïne, ou encore du crack ?
Bah, au moins avec ça, ce strip-tease ne sera plus qu’une formalité… Et on va regagner cette heure ! Et Nakano en prendra plein les yeux !
Le claviériste vida son verre d’un trait, soudain gonflé à bloc.
« C’est… c’est bon, on peut y aller ! » déclara-t-il en se levant vivement – un peu trop vite cependant, et il vacilla. La mer était mauvaise, soudain, ou quoi ?
Pas grave. Je vais leur montrer, moi, ce que je sais faire !
Escorté par Miki et Hiroshi, il regagna le salon dans lequel tous les résidents de la Maison s’étaient rassemblés. Le grand moment était arrivé.
« OUAIIIIS !!! FUJISAKIIIII !!! couinèrent de concert Nana et Yukari en sautillant sur leurs sièges. T’es le plus beau, t’es le plus fort !!
Pense à Miki-chan ! Elle qui rêve depuis des jours d’admirer ton corps de mâââle… »
Dans un coin de sa tête, Haruka Fujisaki se fit la promesse de régler un jour ses comptes avec ces deux petites dindes sans cervelles.
« Monsieur Nakano, pouvez-vous envoyer la musique, s’il vous plaît ? » Sur ces mots, Suguru s’empara d’un geste vif du chapeau de feutre noir orné d’un minuscule oiseau violet que Nana avait sur la tête et le posa d’autorité sur la sienne.
« Hé mais… »
Le jeune garçon la fit taire d’un geste et alla se placer au centre du salon. La célèbre chanson de Joe Cocker, immortalisée par la séance d’effeuillage très chaude du film 9 semaines et demie, s’éleva dans la pièce, et Suguru entama son strip-tease.
« Héé, mais c’est qu’il assure pas mal, ce petit mec », commenta Sakura d’un ton admiratif en regardant Suguru jouer avec son chapeau tout en se déhanchant de manière assez lascive – il y avait bien encore un peu de retenue, mais comparé au tableau qu’il présentait à peine une demi-heure avant, la transformation était spectaculaire.
« Ouais, c’est clair qu’il n’y avait pas que du tabac dans la cigarette de Hiro. »
Lequel Hiro ouvrait de grands yeux devant ce fort joli spectacle… de même que Miki, transportée.
Après une petite entrée en matière, Suguru passa véritablement au déshabillage et ôta lentement ses mitaines. Il lança la première à Miki qui glapit de bonheur et la seconde à Nana, par provocation puis, sans cesser de se trémousser, il entreprit de jouer avec la fermeture éclair de son gilet.
Ça n’était pas si difficile, en fin de compte, et le claviériste devait même reconnaître qu’il n’éprouvait pas la moindre appréhension. En revanche, le sol lui paraissait tanguer de plus en plus… ce qui n’arrangeait pas vraiment ses affaires.
Suguru fit voler son gilet, et après quelques déhanchements il allait s’attaquer à ses bottes quand il s’arrêta abruptement. Son visage devint d’une pâleur livide, il plaqua sa main sur sa bouche et, sous les yeux stupéfaits de l’assistance, se précipita d’un pas mal assuré dans le couloir. Hiroshi et Miki, qui l’avaient suivi, le trouvèrent agenouillé par terre, et à l’instant où le jeune homme lui posa la main sur l’épaule, il rejeta le contenu de son estomac.
« Pari perdu », annonça Takeshi, implacable.
OoOoOoOoOoO
Scandalisée par ce spectacle lamentable, madame Fuujisaki se leva d’un bond et décrocha son téléphone. D’une main que la fureur faisait trembler, elle composa le numéro de Tohma. ________________________________________
Accent du Kansai : dans cette fic, Suguru est originaire de Kyoto, dans le Kansai, et l’accent est différent de celui du Kantô (Tokyo).
|